Fabrique collective : concevoir les futures journées de la Communauté – Compte-rendu #2

Depuis une première session de travail collectif en juin, un second temps d’échange avec la communauté et un conseil d’administration dédié au projet en octobre, l’équipe du TMNlab avance et a désormais fixé une date pour les futures journées Communauté : elles auront lieu en Île-de-France les 9 et 10 mars 2026.

Voici quelques éléments concernant l’orientation de ces journées.

1. Le “pourquoi” des Journées Communauté

a. Réancrer la communauté dans un contexte de transformation et de fatigue

Le CA et les ateliers de conception montrent un besoin fort de ressouder la communauté :

  • Les membres expriment une fatigue systémique : surcharge de travail, perte de sens, tension budgétaire, complexité administrative et numérique.
  • Le TMNlab est perçu comme un espace de respiration, d’intelligence collective et de recul.
    → Ces journées visent à redonner du souffle et du sens, à créer de la joie intellectuelle partagée, sans perdre l’ancrage concret.

b. Politiser le numérique (au sens noble)

  • L’article « A-t-on détruit Internet ? » et les propos d’Anne au CA convergent : il s’agit de repolitiser la question numérique sans tomber dans le militantisme.
  • Poser un cadre réflexif sur les responsabilités sociales, écologiques et citoyennes des acteurs culturels dans un monde algorithmique.
  • Se réapproprier la question de la souveraineté, des communs, de la vérité, de l’attention.
  • Offrir un espace où les membres peuvent penser leur rôle institutionnel dans la société numérique — pas seulement s’adapter aux outils.

c. Reconnecter les métiers, les niveaux hiérarchiques et les territoires

  • Le TMNlab rassemble une diversité rare : direction, technique, médiation, communication, data, artistes, collectivités…
  • L’événement doit refaire circuler la parole entre ces sphères, pour dépasser les silos.
  • Redonner aux membres la conscience d’un collectif au-delà de leurs structures.

d. Valoriser les expérimentations et les “ratés”

  • Le CA insiste sur la valeur des expériences concrètes, y compris celles “dans le mur”.
  • Mettre en avant les essais, les micro-solutions, les chemins d’apprentissage, plutôt que les grands récits de réussite.
    → Une culture de la “documentation honnête” chère au TMNlab.

e. Réaffirmer le rôle du TMNlab comme espace d’intérêt général

  • La réflexion juridique sur le statut d’intérêt général n’est pas anodine : les Journées Communauté peuvent en être l’expression vivante.
  • L’événement devient un manifeste en actes de ce que veut dire faire commun dans le champ culturel à l’ère numérique.

2. Les questions que nous continuons à travailler

Ce qui fait commun :

  • Ce que nous faisons du TMNlab dans nos lieux
  • Comment le TMNlab nous transforme – ou comment pourrait-il le faire ?
  • Et si nos lieux étaient les nouveaux laboratoires de démocratie numérique ?
  • Quelles orientations pour les groupes de travail, les formations, les partenariats ? Quel mandat collectif pour le TMNlab à l’avenir ?
  • Comment continuer à rompre les silos tout en répondant aux besoins métiers ?
  • Quels formats inventer pour ces journées ?

En gros, besoin de : 

  • comprendre : prendre du recul, avoir une vue globale sur la situation du secteur, quels sont les sujets en cours ?
  • échanger : discuter entre pairs sans la pression de la “représentation”, poser toutes les questions “bêtes”, savoir où en sont les uns et les autres
  • en retenir des pratiques concrètes / transférables 
  • devenir vecteur d’influence en interne > tirer de ces journées du pouvoir d’influencer et d’agir
  • boîte à outils collaborative avec feedback

Côté TMNlab, envie de : 

  • remettre la communauté au centre 
  • requestionner ensemble ce qu’est le réseau en 2026 – “démorceler” les perceptions du réseau 
  • permettre à chacun de positionner son expertise dans le réseau
  • partager et discuter des principes de la communauté, en acte

3. Envie de contribuer ?

En analysant nos échanges et documents de travail, ChatGPT nous a suggéré : « Ce n’est pas un séminaire. C’est un commun vivant. » Et vous, qu’en pensez-vous ?

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