La prescription à l’heure du numérique est un sujet central pour les théâtres et la construction de leur rapport aux publics aujourd’hui. C’était le sujet de notre Rencontre #9 avec notamment la sociologie Dominique Pasquier. Au même moment, feu l’agence de développement culturel Le Transfo organisait aussi une rencontre sur ce thème. Nous en avons retrouvé le compte-rendu.

Introduction

La Révolution numérique a bien eu lieu. Indubitablement. Elle se poursuit, modifiant en profondeur notre manière de nous instruire, de nous former, de travailler, de nous détendre, de consommer, de nous informer, d’échanger… Les algorithmes rythment notre existence. Tous les secteurs de l’activité humaine sont concernés. La culture ne fait pas exception. Comprendre les enjeux et les modes de fonctionnement du numérique, se méfier de ses dérives mais apprécier ses potentialités, maîtriser ses outils et s’approprier de nouvelles pratiques deviennent indispensables à l’ensemble des acteurs culturels pour toucher leur public car mieux vaut jouer avec les robots plutôt que les combattre. Voilà le premier enseignement des rencontres du TRANSFO sur La prescription à l’heure du numérique. Mêlant intimement réflexions théoriques et expériences concrètes, ce rendez-vous avait pour objectif d’apporter
des clefs de compréhension ainsi que des conseils aux professionnels du secteur – créateurs, diffuseurs,
structures d’accompagnement… réunis à Clermont-Ferrand, les 4 et 5 novembre dernier. Ces deux demi-journées ont mis en exergue un certain retard pris par le monde de la culture et, plus généralement, par la France dans le domaine du numérique. Espérer stopper le train s’avérant illusoire, mieux vaut sauter dedans, sans craindre sa vitesse. Cependant, les échanges ont aussi valorisé une évidence trop souvent oubliée en raison d’un ébahissement permanent devant les prouesses de l’innovation technologique : sur le web, l’essentiel demeure le contenu, l’histoire que l’on raconte et la
manière de la raconter. Ainsi, si les véhicules ont changé, le moteur reste le cœur de métier : créer, défendre la création, la faire partager, l’accompagner… Inutile alors de fuir un fantasme, les champs du
possible s’ouvrent, à l’infini, à condition d’accepter de se questionner, de se renouveler, de se réinventer. Parce qu’elle se situe à la confluence du politique, du social et de l’économique, la culture ne demeure-t-elle pas in fine l’espace où s’inventent les révolutions.

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