Véronique Salmonie : « Une politique tarifaire ne se résume pas à des prix. Elle sert le projet d’une direction. »

La politique tarifaire, ce n’est pas un tableau Excel. C’est une promesse.

Il y a des moments qui te rappellent pourquoi tu fais ce métier.

Véronique en raconte un qui m’est resté : une salle pleine (plus de 500 personnes), une directrice qui annonce un tarif solidaire à 3,50 € pour les publics qui en ont besoin… et la salle qui applaudit. Applaudit un prix.
Et après, au pot, des spectateurs viennent la voir pour dire : “Nous, on n’y a pas droit… et c’est très bien comme ça. On a les moyens. Si on paie un peu plus, et que d’autres peuvent venir, tant mieux.”

Dans cet épisode de Nada to Data, Véronique — pilier du groupe billetterie du TMNlab — raconte 27 ans de billetterie au TAP (Scène nationale de Grand Poitiers). Mais surtout, elle met des mots sur un truc qu’on oublie trop souvent :

👉 Une politique tarifaire, c’est un outil stratégique.
Pas juste une liste de tarifs “plein / réduit / jeune”.

Pour elle, une politique tarifaire “bien pensée” doit :

  • servir le projet et les valeurs d’une direction (pas l’inverse) ;
  • être simple à comprendre et à expliquer (sinon, c’est le public… et l’équipe d’accueil… qui paient la complexité) ;
  • se construire en équipe, à partir des retours terrain, pas dans un coin ;
  • intégrer aussi ce qui se voit moins : la médiation / action culturelle, les parcours, les gratuités, les publics accompagnés.

Et puis, il y a un point que j’ai adoré (et qui va faire réagir) :
Véronique explique pourquoi elle a arrêté les tarifs de dernière minute. Parce que si la place est la même, si la valeur artistique est la même… pourquoi la “brader” ?
Chez elle, les tarifs restent cohérents jusqu’au soir même : on accueille, on explique, on conseille, on fait le lien. Point.

Cet épisode, c’est une bouffée d’air pour toutes celles et ceux qui font de la billetterie et de l’accueil : on y parle de relation, de collectif, et de ce rôle charnière qu’on sous-estime encore trop souvent.
Parce que oui : pas de billetterie, pas de public. Et sans public… on peut toujours faire des dashboards entre nous, ça fera une belle déco.

🎧 Si tu veux entendre une conversation qui remet la billetterie au centre — comme levier de projet, de démocratie culturelle, et de lien social — cet épisode est pour toi.

A suivre sur toutes les plateformes d’écoute : https://nadatodata.carrd.co/

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