La discussion autour de la tarification dynamique est l’un des points particulièrement intéressants de cet épisode.
Non pas parce qu’elle proposerait un modèle à reproduire, mais parce qu’elle permet de sortir des oppositions simplistes.
Dans l’échange avec Olivier Lazzarini, la tarification dynamique n’est jamais présentée comme un levier purement économique ou comme une mécanique automatisée.
Elle est abordée comme un outil d’ajustement, à manier avec précaution, en tenant compte des usages réels des publics, des contraintes des équipes et du sens du projet.
Ce regard permet de déplacer la question habituelle — est-ce compatible avec une mission de service public ? — vers des interrogations plus fécondes :
- à quels moments ces ajustements peuvent-ils améliorer l’accessibilité plutôt que la restreindre ?
- comment expliquer et partager ces choix en interne pour qu’ils soient compris et assumés collectivement ?
- comment éviter que l’outil ne prenne le pas sur la relation ?
Même lorsque les marges de manœuvre sont limitées dans les structures financées, cette réflexion reste précieuse.
Elle invite à penser la tarification non comme un tabou ou une solution miracle, mais comme un espace d’arbitrage, où la donnée, l’expérience et l’attention portée aux publics doivent rester étroitement liées.
Bonne écoute !
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